Littérature d’octobre en île

Sémaphor’île d’automne

L’association Culture Arts et lettres des îles (CALI)  vous invite à participer à deux rendez-vous littéraires en ce mois d’octobre 2019.

lundi 14 et mardi 15 octobre 2019

le premier rendez-vous sera à l’occasion du Colloque scientifique universitaire de l’UBO de Brest, 
150 personnes se rendront sur Ouessant pour s’interroger sur le devenir insulaire en ateliers, visites et échanges. L’association organise à cette occasion

  • Lundi 14 X une porte ouverte à la Maison des îles et des livres (le Keo) de 15 à 18 h
  • Mardi 15 X : une rencontre littéraire à la mairie à 16 h .

Après une présentation des objectifs culturels de l’association poursuivis dans le cadre de la seule résidence de création pour les écrivains insulaires, deux temps forts seront partagés avec le public.

Présentation de la résidence d’écriture en cours en présence de  Nicolas Kurtovitch (DR Cali)

à lire aussi sur Global Magazine

 

présentation de l’ouvrage en avant-première de Gwenaelle Abolivier (éditions le Mot et le reste)

la rencontre littéraire est gratuite et une séquence de dédicaces s'ensuivra par les auteurs, en partenariat avec la Maison de la presse de Ouessant.

“ Tu m’avais dit, pars au bout du monde, pars au bout de la terre, Et je suis partie sur une île née au milieu de l’océan, une île du Finistère De l’autre côté de l’horizon, de l’autre côté du Fromveur, Il y a une île où des femmes et des hommes s’aiment dans le vent Il y a une île où des femmes et des hommes vivent dans le rêve de l’océan. »

 

À l’hiver 2015, Gwenaëlle réside trois mois dans le sémaphore de l’île d’Ouessant, au bout de la Bretagne, sa région natale. C’est pendant, et à la suite de ce séjour, qu’elle écrit ce récit. Là, sous le grand phare du Créac’h, se racontent un voyage immobile et une expérience d’immersion au contact des éléments et des îliens. Elle explore les lieux et rencontre les habitants, les derniers marins de commerce, les guetteurs-sémaphoriques et gardiens de phares, et les femmes, gardiennes des lieux, qui occupent une place prépondérante sur cette île du Ponant. On découvre à quel point ce territoire est à part : territoire de l’extrême qui entretient un rapport particulier à la noirceur et à la mort. Face à la mer et sous les faisceaux du grand phare, l’auteure vit cette expérience comme une renaissance dans le passage et l’exil que représente l’écriture.

Gwenaëlle Abolivier est journaliste et auteure. Elle est une voix de France Inter. Formée à l’école de Claude Villers, elle présente pendant plus de vingt ans des émissions de grands reportages où elle raconte ses voyages à travers le monde. Elle développe un fort tropisme pour les terres polaires et les grands espaces, les voyages en train et en cargo, le monde maritime et les îles. Depuis plusieurs années, elle s’est tournée vers l’écriture littéraire tout en continuant d’intervenir sur les ondes de la RTS et dans différentes revues comme ArMen. Depuis 2015, sont parus Vertige du Transsibérien (Naïve) ainsi que des textes illustrés : Te souviens-tu de Wei ? (Éditions Hongfei) et Qui a vu Monsieur Corbu ? (B.Chauveau).

Nicolas Kurtovtich en résidence. 24 sept. 2019

Actualités de la résidence d’écriture de Nicolas Kurtovitch

Sémaphore Ouessant 2019

Merci à nos amis de la presse et des médias qui ponctuent de leurs articles le séjour créatif de l’écrivain à Ouessant. suivre les liens ci-dessous.

le telegramme sep 2019

http://www.globalmagazine.info/globart/2019/09/23/arpenteur-celeste-1569251210

 

 

Sam. 31 Août. 17h RDV avec Nicolas Kurtovitch

Evènement littéraire de la rentrée. Résidence d’écriture insulaire à Ouessant.

 

Le samedi 31 août vous êtes tous cordialement invités à la première rencontre avec l’écrivain calédonien : Nicolas Kurtovitch.

L’auteur résidera plusieurs mois sur Ouessant au Sémaphore du Créac’h afin de poursuivre une oeuvre littéraire personnelle déjà solide. Son projet d’écriture poétique sera sous la forme d’un Haïbun de Nouvelle-Calédonie.

  • 31 août 17 h : Mairie de Ouessant. Entrée libre

lien vers le site de l’écrivain

La résidence d’écrivain de l’association Culture, arts et lettres des îles a été créée il y a dix ans. Elle reçoit des écrivains confirmés sur des projets liés à l’insularité réelle ou métaphorique. Elle bénéficie du soutien du CNL pour les bourses aux auteurs, du Conseil départemental du Finistère, propriétaire du sémaphore, de la Commune de Ouessant, de la Maison de la presse de l’île Ouessant presse, avec qui nous travaillons pour les ouvrages des auteurs. Nicolas Kurtovitch est le 14é résident reçu par l’association CALI.

Cali remercie ses partenaires pour ses actions en faveur du livre et la littérature des îles, d’ici et d’ailleurs.

son projet résumé :

« Lorsque je suis arrivé à Ouessant la première fois, l’île m’a conquis. J’y ai passé quelques jours très heureux, lors du Salon du livre de 2001 rempli de joie et de quiétude. De ces jours j’ai écrit « Haïbun de Ouessant » publié aux Ed Les Océnaniles. Je suis revenu en 2006, l’occasion d’un autre poème (un extrait en bas de page), puis en 2016. Lorsque Isabelle Le Bal m’a parlé du projet de résidence que CALI espérait mettre en place je me suis dit qu’un jour je postulerai à cette résidence. Maintenant que je n’ai plus d’obligations de travail, je peux postuler, ce qui est le but de ce courrier. Cette résidence serait pour moi un moment important de mon travail d’écriture et aussi une réactualisation de mon lien à l’île en marchant plus longuement, plus loin, plus en profondeur à la fois dans l’imaginaire de l’île et dans ma propre identité, mes propres désirs de dire et d’écrire révélés par un échange permanent avec l’île dans toute ses complexités humaines, climatologiques et physiques.

Mes expériences précédentes de résidences (Villeneuves lez Avignon, le Randal Cottage en Nlle Zélande, Trois rivière au Québec et plus récemment Shanghai) me rendent confiant dans ma capacité à mener à bien le projet d’écriture que j’envisage.

Les liens entre la Bretagne et la Nouvelle Calédonie sont forts, forgés par l’histoire, une histoire tissée sur les océans et sur les migrations. Le lien avec Ouessant est particulier, car c’est à partir du Salon de Ouessant et à son image que c’est organisé et construit notre Salon du Livre Océanien. Je souhaite ainsi renforcer cette relation et donner à entendre, à lire ce que crée un tel lien entre les Hommes, car Ouessant, en la circonstance ne pourrait être absent de l’écriture.

En l’île d’Ouessant (extrait)

Depuis Brest // c’est le départ pour Ouessant // monomoteur // neuf passagers // sept irlandais/irlandaises // deux calédoniens // un chauffeur breton // vent au 214 vingt-cinq nœuds // un voisin demande où se trouve la nouvelle Calédonie // « near by Australia, north of New Zealand » // ça suffit // Ah! Il pleut, pas assez de visibilité // cela me ramène à l’époque // où nous habitions Lifou // avant les A.T.R et ce qui va avec // départ remis // problème de visibilité // café ou bière c’est l’attente // « les meilleurs sandwichs // quand on a faim // n’ont pas de nom » // L’irlandais à côté de moi // Meurt de faim // Brest il est 15 heures.

Ce sera le bateau

Par vingt -cinq nœuds 

Plutôt que l’avion

Avec élan

Nous glissons

entre les pierres

bercé par cette mer d’écume

sans horizon je parcours l’océan

à peine une minute d’hésitation

Ouessant même ne pourrait m’arrêter

brouillard le froid

je me souviens

celui de Bourail

nous n’échapperons

ni au froid ni à la colère

d’être là

l’écho du bouc

autour des pierres

fait peur

au petit jour la marche du matin

nous conduira droit au port

y déguster en compagnons

coquillages de la marée basse

Nous avons descendu le chemin // il était encore trop tôt // nous nous sommes partagés // en compagnie des canards, de la marée basse // et de la S.M.S.M une part de gâteau // attendant les cafés qu’ils ouvrent enfin // veuillent bien remplir nos tasses // de café nos assiettes de pain // si hier la pluie aujourd’hui le soleil // un peu et je pense avant tout // à faire sécher mes chaussures // mon sac à dos et ma peau // il me semble bien // qu’il y a trois ans // j’avais déjà eu à Ouessant ce problème //de chaussure ! // Jean Claude et tous les autres étaient là ! // Les inévitables questions // dès qu’on vient à croiser autour d’une table // un curieux de réponses faciles // « alors la Nouvelle Calédonie, comment elle va ? » // Vos problèmes quels sont-ils // en deux mots // « les ethnies, la pollution, le chômage, la colonisation, l’administration » // inévitable, pour éviter d’aller plus loin // les questions reçoivent // réponses du moment // ni doctrine ni dogme ni certitude // ni exégèse. // Nous sommes restés loin des rochers // entre quelques maisons et le port // loueur de vélos vêtements tricotés // d’autres directement importés // de Chine // demain peut-être nous irons // prendre pieds en terre ouessantine // marcher le visage offert // au vent et au soleil tous ces rochers // chaos de pierres innombrables // nous y posons avec attention // des pieds d’abord hésitants puis // redécouvrant leur souplesse de toujours // de plus en plus vite bondissant // d’une pierre à l’autre // à ce rythme nous aurions // fait le tour de l’île en moins d’une journée // pas le temps pour ces jeux // on nous attends. 

cette mer de nuages blancs

sur laquelle je pose mes yeux

le vide sous les branches enfeuillées

m’y installer à l’instant sur une balançoire

cette étendue d’herbe folle

où je marche pieds nus

l’espace au pied des rochers

m’y asseoir à l’instant parmi les bruyères

l’étendue d’eau bleue

sur laquelle mes yeux se reposent

le calme de l’île ce matin

accompagné des oiseaux est en moi

IL y a cette caverne // présente en moi // le sentiment de n’être // constitué que d’elle // le séjour sous-marin des morts // comme certains le nomme // se tient tout au bout d’un canal // d’eau de mer // une eau entre couleur verte et couleur bleue // la mer se jette à grandes vagues // dans ce couloir puis comme une barque // ondule jusqu’à cette caverne // où je ne suis jamais entrée // tant elle faisait peur // tant elle était sombre, fermée // indomptable // un univers de dangers et de mystères. // L’homme de pierre // sculpté par la nature // génie mêlé du vent des vagues de la pluie // me faisait, enfant, beaucoup de bien // il m’en fait toujours lorsque je le convoque // à ma mémoire. // Ce matin Ouessant nous a offert // ces propres cavernes // nichées au fond de criques rocheuses // l’envie de plonger tête la première // dans ces eaux étroites // était irrésistible // j’ai résisté. // Je conserve en moi cette sensation // du désir de plonger // il me poursuivra tout au long du chemin// le long de la côte // alors que nous allions // parmi fougères et bruyère.

J’ai comme projet d’écrire lors de cette résidence un « Haïbun de Nlle Calédonie » à l’image de mon livre « Autour Uluru ». Dans ce livre alliant prose et poésie comme le faisait Bashô dans « Journaux de voyages », je ferai une longue pérégrination dans l’espace, dans l’histoire et parmi les Hommes de Nouvelle Calédonie, à la lumière des récentes évolutions statutaires et de celles à venir. (Le premier référendum aura eu lieu, les second et troisième seront en attente), à la lumière des géographies de chaque lieux du pays que j’ai traversé au cours des quarante dernières années. Pour écrire ce livre j’aurai mes notes prises au cours de toutes ces années et quelques pages qui me serviront de guide, à l’image de celle-ci.

L’idée est qu’à travers un parcours personnel se dessine peu à peu un pays, un lieu, une population multiple, une culture multiple, sans nostalgie ni analyse, une projection poétique dans la vie avec ses beautés que créent la nature et les Hommes.

J’écrirai de la poésie comme je le fais régulièrement au fil du jour, au fil du lieu, au fil de l’eau.

Nicolas Kurtovitch 2019

 

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Palmares Prix du Livre Scientifique 2019

Prix Sciences 2019. Livre Insulaire.

Ouessant Juillet 2019

Prononcé du Jury par Mr Gilbert David.

Le prix Science du 21e salon du livre insulaire a été décerné au lexique Français Iaai, élaboré par Daniel Miroux. Le Iaai est la principale langue parlée à Ouvéa, l’île la plus septentrionale de l’archipel des Loyauté en Nouvelle-Calédonie. L’ouvrage est publié par l’association « Alliance Champlain » qui, depuis les Accords de Nouméa en 1998, a pour fonction de promouvoir les langues kanak en Nouvelle-Calédonie. En 524 pages, ce lexique comprend 15 000 entrées et beaucoup de petites expressions du quotidien. Donner un prix à un lexique qui ne concerne que quelques trois mille huit cent de locuteurs peut sembler étonnant. Pourquoi ne pas plutôt primer un ouvrage dont le lectorat serait bien plus large ?

Pour répondre, une analogie avec l’art peut s’avérer éclairante. Dans les musées, il existe deux sortes de pièces. Celles qu’on expose au grand public et celles de la réserve, dont certaines ne seront jamais montrées car leur valeur n’est pas jugée de portée universelle. Le lexique primé par le salon du livre insulaire d’Ouessant relève sans contestation de la réserve. Il marque cependant un jalon important dans la connaissance de la langue Iaai à un moment crucial. Beaucoup de jeunes d’Ouvéa quittent l’île et nombre d’anciens disparaissent en emportant avec eux des expressions et des mots, à jamais perdus. La collecte de ce patrimoine linguistique est donc une tâche essentielle que ce prix vient saluer.

A travers la langue Iaai, c’est la diversité des langues océaniennes, qui est mise en avant. L’Océanie insulaire est un nain géographique au niveau démographique, 4 millions d’habitants parmi les 8 milliards de femmes et d’hommes que compte la planète. Mais c’est un géant en matière de diversité linguistique puisqu’elle abrite près d’un cinquième des langues parlées sur la terre. Chacune de ces langues correspond à une manière spécifique de voir le monde. Quand la globalisation numérique tend aujourd’hui à une uniformisation des représentations du monde, il est salutaire de reconnaitre la diversité. Ainsi le Iaai ne fait aucune distinction entre le masculin et le féminin. Nous sommes tous du genre humain. Voilà une nouvelle intéressante au moment où l’humanité va célébrer le cinquantenaire des premiers pas des terriens sur la lune ! »

Pour contacter l’auteur via l’association éditrice de l’ouvrage

Pour commander le livre 

https://pacific-bookin.nc/langues-linguistique/1841-lexique-francais-iaai-iaai-francais-ecrit-par-daniel-miroux-alliance-champlain-langue-linguistique-pacific-book-in-librairie-en-ligne-noumea-9782952049047ouvea-langue-kanak-iaai-nouvelle-caledonie.html

 

Le prix scientifique du Livre Insulaire est soutenu par le Parc Naturel Régional d’Armorique depuis 1999.

 

Palmarès Concours de Nouvelles 2019

Lauréats du CONCOURS DE NOUVELLES – 21è EDITION du SALON INTERNATIONAL DU LIVRE INSULAIRE

Le jury composé de Madeleine CHARLET , France PERTHUIS, Henry LE BAL et Jicky BARON a considéré que le cru 2019 était exceptionnel : nouvelles de grande qualité pour lesquelles les candidats ont fait preuve d’imagination nous emmenant de Suède jusqu’à Ouessant, avec des « Robinson » extrêmement différents. Plusieurs textes nous ont parus originaux et tenaient le lecteur en haleine.
L’écriture aussi était intéressante, parfois poétique, parfois des énumérations et des répétitions, des dialogues mais aussi une écriture décalée…

Nous avons parfois dû combattre nos différences dans nos choix, mais deux nouvelles sont sorties du lot.

Nous avons décidé d’attribuer le prix à la nouvelle intitulée:  « Le Minotaure » : Isaac découvre des pas sur la plage et nous entraîne dans un univers de caverne, de bête, de boîte qui envoie des signaux lumineux, L’auteur cite Orwell mais a aussi des références bibliques. Lecture de deux passages par France et Madeleine.

Le candidat est absent lors de la proclamation. Il s’agit de Philippe FONCHIN de Trégrom. Nous l’avons contact » et lui avons posté des livres pour une valeur de 150 euros.
Un second texte tout-à-fait décalé dans son écriture mérite une mention spéciale, il s’agit de « Vague Scélérate » Samedi ou les limbes de l’Atlantique, le titre est beau et drôle. L’auteur prend tout à contrepied ; Jean-Jean marin-pêcheur devient un Robinson ouessantin plein de gouaille… Texte à lire avec l’accent de l’Île. Beaucoup de détails savoureux pour les amoureux du caillou . Lecture de deux courts passages.
L’auteur était présent lors de cette proclamation.

Ouessant Juillet 2019

Atelier spectacle. Presqu’Illisible

Presqu’Illisible
du 12 au 14 juillet.

Théâtre- atelier d’écriture
vendredi 12 et  samedi 13 à 14 h 30
dimanche 14 à 15 h 30
Salle Polyvalente. 7 euros sur place ou 15 € les 3 spectacles

La Factrice des Presqu’Illisibles fait une escale dans sa tournée pour distribuer et recueillir des missives. A la déballe de son bureau de poste, elle raconte son périple à bord d’un mystérieux navire : l’Archipel.

-Spect-atelier épistolaire-
Tout public Spectacle 1h15 – Atelier d’écriture épistolaire 1h

Une factrice vogue d’île lisible en illisible pour remettre des missives dont l’urgence s’est oubliée au ralenti de son itinérance. Elle lie, d’âmes à hommes, des courriers, des inconnus, des farfelus. Mot à mot, elle se dévoile, sème ses lettres, les détaches d’un archipel de souvenirs comme on éparpille un carnet de voyage et raconte son long détour.

La Factrice des Presqu’Illisibles fait une escale dans sa tournée pour distribuer et recueillir vos missives ! Elle a dans la remorque de son bicycle toute une histoire en long voyage ainsi qu’un petit outillage de bric et de brocante pour l’inspire et le bonheur des expéditeurs : cachets, timbres, tampons, plumes et machines à écrire. A l’issue de la représentation, chacun.e est invité.e à venir cacheter, oblitérer, affranchir le courrier qu’il.elle aura écrit en compagnie de cette drôle de Factrice.

Lune et l’ôtre est une compagnie lyonnaise, une constellation d’univers singuliers et généreux où se rêvent des histoires pour tous les âges avec les élans et les vertiges de l’enfance. Elle est constituée de quatre jeunes artistes issues du Master Arts de la Scène de l’Université Lumière Lyon 2 : Saskia Bellmann, Camille Dénarié, Malvina Migné et Camille Varenne.  Avec Le Clown lunatique et la Danseuse étoile, Ancrage, La déferle, L’Archipel des Illisibles, pièces pour scènes de théâtre, chapiteau, paysages, escaliers, phares, caravanes et bicyclette, la compagnie travaille à mettre en scène un théâtre joyeusement poétique, littéraire et tout terrain. À Lyon, la compagnie a jeté l’ancre dans un local en rez-de-chaussée qu’elle enchante et fait vivre aux côtés d’autres associations, et notamment les compagnies Citéâtre et Les Innocent.e.s. Lunée l’Ôtre continue toutefois à prendre le large pour vivre son itinérance entre la région Rhône-Alpes, la Bretagne, et l’Aquitaine.

conférences # Robinson Crusoé

Le salon du livre 2019 se déroulera sur le fil d’Ariane des Robinsonnades. Plusieurs rendez-vous à ne pas manquer pour saisir toute la diversité du personnage, de l’ouvrage, du symbole, de l’archétype littéraire ou des regards contemporains portés sur lui, en mots, en films, en arts ou en spectacle vivant.

 

 

 

Conférences : Entrée libre à la salle polyvalente

JEUDI 11 JUILLET à  15 H 01

Conférence inaugurale par Eric Auphan autour du Film de Luis Bunuel « Robinson Crusoé » (1954)

VENDREDI 12 JUILLET 11 H 02

Conférence par Christian  DELAGE

« Avant la guerre, le temps suspendu sur l’île de Guadalcanal dans la « Ligne Rouge » de Terence Malick(199)

CHRISTIAN DELAGE est historien et réalisateur. Il est également commissaire général d’expositions. Professeur des universités, il enseigne à l’université Paris 8. Il a également enseigné à l’EHESS et à Sciences Po Paris. Ancien Fulbright, il est, depuis 2007, Visiting Professor à la Cardozo School of Law (New York). Il dirige l’institut d’histoire du temps présent depuis le 1er janvier 2014.

SAMEDI 13 JUILLET 11 H 03

Conférence sur Daniel Defoe, historien des pirates? Par Vincent Guigueno

En 1724, un certain capitaine Johnson publie une Histoire générale des plus fameux pirates. Le livre connaît un grand succès et est traduit en plusieurs langues. Dans les années 1930, le texte est attribué à Daniel Defoe, une paternité toujours discutée par les chercheurs. Ce texte connaît depuis une grande fortune éditoriale et traduit l’intérêt renouvelé pour le personnage du pirate, entre histoire et fiction. La conférence explorera ce texte et son histoire, avec, en toile de fond, le drapeau à tête de mort des pirates.