Sam. 31 Août. 17h RDV avec Nicolas Kurtovitch

Evènement littéraire de la rentrée. Résidence d’écriture insulaire à Ouessant.

 

Le samedi 31 août vous êtes tous cordialement invités à la première rencontre avec l’écrivain calédonien : Nicolas Kurtovitch.

L’auteur résidera plusieurs mois sur Ouessant au Sémaphore du Créac’h afin de poursuivre une oeuvre littéraire personnelle déjà solide. Son projet d’écriture poétique sera sous la forme d’un Haïbun de Nouvelle-Calédonie.

  • 31 août 17 h : Mairie de Ouessant. Entrée libre

lien vers le site de l’écrivain

La résidence d’écrivain de l’association Culture, arts et lettres des îles a été créée il y a dix ans. Elle reçoit des écrivains confirmés sur des projets liés à l’insularité réelle ou métaphorique. Elle bénéficie du soutien du CNL pour les bourses aux auteurs, du Conseil départemental du Finistère, propriétaire du sémaphore, de la Commune de Ouessant, de la Maison de la presse de l’île Ouessant presse, avec qui nous travaillons pour les ouvrages des auteurs. Nicolas Kurtovitch est le 14é résident reçu par l’association CALI.

Cali remercie ses partenaires pour ses actions en faveur du livre et la littérature des îles, d’ici et d’ailleurs.

son projet résumé :

« Lorsque je suis arrivé à Ouessant la première fois, l’île m’a conquis. J’y ai passé quelques jours très heureux, lors du Salon du livre de 2001 rempli de joie et de quiétude. De ces jours j’ai écrit « Haïbun de Ouessant » publié aux Ed Les Océnaniles. Je suis revenu en 2006, l’occasion d’un autre poème (un extrait en bas de page), puis en 2016. Lorsque Isabelle Le Bal m’a parlé du projet de résidence que CALI espérait mettre en place je me suis dit qu’un jour je postulerai à cette résidence. Maintenant que je n’ai plus d’obligations de travail, je peux postuler, ce qui est le but de ce courrier. Cette résidence serait pour moi un moment important de mon travail d’écriture et aussi une réactualisation de mon lien à l’île en marchant plus longuement, plus loin, plus en profondeur à la fois dans l’imaginaire de l’île et dans ma propre identité, mes propres désirs de dire et d’écrire révélés par un échange permanent avec l’île dans toute ses complexités humaines, climatologiques et physiques.

Mes expériences précédentes de résidences (Villeneuves lez Avignon, le Randal Cottage en Nlle Zélande, Trois rivière au Québec et plus récemment Shanghai) me rendent confiant dans ma capacité à mener à bien le projet d’écriture que j’envisage.

Les liens entre la Bretagne et la Nouvelle Calédonie sont forts, forgés par l’histoire, une histoire tissée sur les océans et sur les migrations. Le lien avec Ouessant est particulier, car c’est à partir du Salon de Ouessant et à son image que c’est organisé et construit notre Salon du Livre Océanien. Je souhaite ainsi renforcer cette relation et donner à entendre, à lire ce que crée un tel lien entre les Hommes, car Ouessant, en la circonstance ne pourrait être absent de l’écriture.

En l’île d’Ouessant (extrait)

Depuis Brest // c’est le départ pour Ouessant // monomoteur // neuf passagers // sept irlandais/irlandaises // deux calédoniens // un chauffeur breton // vent au 214 vingt-cinq nœuds // un voisin demande où se trouve la nouvelle Calédonie // « near by Australia, north of New Zealand » // ça suffit // Ah! Il pleut, pas assez de visibilité // cela me ramène à l’époque // où nous habitions Lifou // avant les A.T.R et ce qui va avec // départ remis // problème de visibilité // café ou bière c’est l’attente // « les meilleurs sandwichs // quand on a faim // n’ont pas de nom » // L’irlandais à côté de moi // Meurt de faim // Brest il est 15 heures.

Ce sera le bateau

Par vingt -cinq nœuds 

Plutôt que l’avion

Avec élan

Nous glissons

entre les pierres

bercé par cette mer d’écume

sans horizon je parcours l’océan

à peine une minute d’hésitation

Ouessant même ne pourrait m’arrêter

brouillard le froid

je me souviens

celui de Bourail

nous n’échapperons

ni au froid ni à la colère

d’être là

l’écho du bouc

autour des pierres

fait peur

au petit jour la marche du matin

nous conduira droit au port

y déguster en compagnons

coquillages de la marée basse

Nous avons descendu le chemin // il était encore trop tôt // nous nous sommes partagés // en compagnie des canards, de la marée basse // et de la S.M.S.M une part de gâteau // attendant les cafés qu’ils ouvrent enfin // veuillent bien remplir nos tasses // de café nos assiettes de pain // si hier la pluie aujourd’hui le soleil // un peu et je pense avant tout // à faire sécher mes chaussures // mon sac à dos et ma peau // il me semble bien // qu’il y a trois ans // j’avais déjà eu à Ouessant ce problème //de chaussure ! // Jean Claude et tous les autres étaient là ! // Les inévitables questions // dès qu’on vient à croiser autour d’une table // un curieux de réponses faciles // « alors la Nouvelle Calédonie, comment elle va ? » // Vos problèmes quels sont-ils // en deux mots // « les ethnies, la pollution, le chômage, la colonisation, l’administration » // inévitable, pour éviter d’aller plus loin // les questions reçoivent // réponses du moment // ni doctrine ni dogme ni certitude // ni exégèse. // Nous sommes restés loin des rochers // entre quelques maisons et le port // loueur de vélos vêtements tricotés // d’autres directement importés // de Chine // demain peut-être nous irons // prendre pieds en terre ouessantine // marcher le visage offert // au vent et au soleil tous ces rochers // chaos de pierres innombrables // nous y posons avec attention // des pieds d’abord hésitants puis // redécouvrant leur souplesse de toujours // de plus en plus vite bondissant // d’une pierre à l’autre // à ce rythme nous aurions // fait le tour de l’île en moins d’une journée // pas le temps pour ces jeux // on nous attends. 

cette mer de nuages blancs

sur laquelle je pose mes yeux

le vide sous les branches enfeuillées

m’y installer à l’instant sur une balançoire

cette étendue d’herbe folle

où je marche pieds nus

l’espace au pied des rochers

m’y asseoir à l’instant parmi les bruyères

l’étendue d’eau bleue

sur laquelle mes yeux se reposent

le calme de l’île ce matin

accompagné des oiseaux est en moi

IL y a cette caverne // présente en moi // le sentiment de n’être // constitué que d’elle // le séjour sous-marin des morts // comme certains le nomme // se tient tout au bout d’un canal // d’eau de mer // une eau entre couleur verte et couleur bleue // la mer se jette à grandes vagues // dans ce couloir puis comme une barque // ondule jusqu’à cette caverne // où je ne suis jamais entrée // tant elle faisait peur // tant elle était sombre, fermée // indomptable // un univers de dangers et de mystères. // L’homme de pierre // sculpté par la nature // génie mêlé du vent des vagues de la pluie // me faisait, enfant, beaucoup de bien // il m’en fait toujours lorsque je le convoque // à ma mémoire. // Ce matin Ouessant nous a offert // ces propres cavernes // nichées au fond de criques rocheuses // l’envie de plonger tête la première // dans ces eaux étroites // était irrésistible // j’ai résisté. // Je conserve en moi cette sensation // du désir de plonger // il me poursuivra tout au long du chemin// le long de la côte // alors que nous allions // parmi fougères et bruyère.

J’ai comme projet d’écrire lors de cette résidence un « Haïbun de Nlle Calédonie » à l’image de mon livre « Autour Uluru ». Dans ce livre alliant prose et poésie comme le faisait Bashô dans « Journaux de voyages », je ferai une longue pérégrination dans l’espace, dans l’histoire et parmi les Hommes de Nouvelle Calédonie, à la lumière des récentes évolutions statutaires et de celles à venir. (Le premier référendum aura eu lieu, les second et troisième seront en attente), à la lumière des géographies de chaque lieux du pays que j’ai traversé au cours des quarante dernières années. Pour écrire ce livre j’aurai mes notes prises au cours de toutes ces années et quelques pages qui me serviront de guide, à l’image de celle-ci.

L’idée est qu’à travers un parcours personnel se dessine peu à peu un pays, un lieu, une population multiple, une culture multiple, sans nostalgie ni analyse, une projection poétique dans la vie avec ses beautés que créent la nature et les Hommes.

J’écrirai de la poésie comme je le fais régulièrement au fil du jour, au fil du lieu, au fil de l’eau.

Nicolas Kurtovitch 2019

 

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Robinson ou Pirate ?

les deux ! 

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La République des Pirates
Les Aventures de Yann Kervadec, marin breton

Dans ce premier roman de Jean-Marie Quéméner, l’association Cali apprécie tout à d’abord le sujet qui se situe dans le droit fil des romans d’aventures maritimes qu’affectionnent particulièrement les bretons de tous âges.

Puis, comme nous avons choisi cette année de rendre hommage aux Robinsons contemporains mais aussi mythiques, ce livre conduira le lecteur vers une terra incognita accompagnant notre envie de merveilleux et d’inconnu. L’auteur a choisi le sud du Mor Bihan pour enraciner la famille du héros, il n’est donc ni corsaire ni malouin, mais breton. Roman historique mais pas seulement, car par delà les figures du genre, le lecteur appréciera une certaine portée symbolique toute contemporaine.

La lecture de l’ouvrage est palpitante et nous retrouvons avec plaisir les îles des Caraïbes, Nassau et Providence, qui furent un repaire des pirates. Amour et fraternité de mer, amitié celtique, fuite, tempête, duel  et meurtre, fortunes, mystère et trésor, tous les ingrédients y sont, avec des séquences si imagées que le film se déroule sans escale dans notre imagination.

Rencontre avec l’auteur  sur Ouessant

vendredi 31 mai à 15 h (maison de la presse)

samedi 1er juin à 11 h (salle polyvalente)

résumé du livre :
Providence, Nassau, les Antilles… Yann Kervadec et son drôle d’équipage débarquent au beau milieu de cette République des Pirates. Une île gérée par les « gens de fortune » qui y appliquent leurs règles égalitaires mais sanglantes, entre abordages, rhum, duels et partages de butins.
Barbe noire, Jack Calico Rackam, Charles Vane et leurs hommes règnent en maîtres sous la menace d’une Angleterre qui veut leur reprendre son bien. Yann, deviendra, malgré lui, l’un d’entre eux. Aidé par deux farouches femmes pirates travesties en hommes, d’un acolyte irlandais maître artificier et médecin, shakespearien quand il a bu, et d’un géant noir tenancier du « Jolly », taverne et maison close, il va se lancer dans la course. Contre la marine anglaise, malgré l’Espagnol, pour la survie de la communauté des « hommes libres »… et pour les yeux doux de Médeline qu’il a arrachée aux esclavagistes. Sous l’étrave de son navire : le trésor de Morgan, l’amour, les combats, la puissante magie africaine des esclaves, les ouragans et une famille de « gueux des mers » qu’il mènera au bout du monde et d’eux-mêmes. Une lutte à frères et à sang.

Jean-Marie QUEMENER : Grand reporter, correspondant à l’étranger pour de nombreux médias, Jean-Marie Quéméner signe avec La République des Pirates son premier roman.

présentation presse pdf : Argu_JM Quéméner_La république des pirates

Éditeurs et Auteurs en dédicaces Salon Ouessant

Liste des éditeurs et auteurs salon Ouessant 2018

Merci de vérifier les horaires de dédicaces sur place.

Éditions Albiana (Corse)

Éditions Pétra ( sciences humaines et collection îles et archipel)

Éditions Cipango (La réunion)

Éditions La Courte Échelle (fond calédonien)

Éditions L’Harmattan (fond outre-mer)

Éditions Les îliennes ( Ouessant)

Éditions Association Naturaliste Ouessant

Éditions Bretagne Écosse, représentant les éditions Fédérop

Librairie La Procure (différents éditeurs représentés, dédicaces)

Écrivains en résidence au sémaphore du Créac’h

Fabrice Reymond, écrivain en résidence au sémaphore, accompagné du comédien Yves-Noël Genod

 

Écrivains

Gwénaëlle Abolivier, écrivain

Cendrine Barrois, écrivain

Jeanine Baude, poète

Henri Belbeoch, livre d’art

Jean-Pierre Boulic, poète

Bernard Berrou, écrivain, Prix Bretagne 2018

Louis Cozan, gardien de phare et essayiste

Pierre Delignière, écrivain

Anguéliki Garidis, écrivain

Yves Goulm, écrivain

Hélène Hérault, nouvelles

Hervé Jaouen, écrivain

Dan Kerné, romancière

Henry Le Bal, écrivain

Christiane Laborde, romancière

Jean-Pierre Larminier, roman policier

Sophie Landame, roman graphique

Jean-Paul Le Bihan, archéologue

Françoise Le Mer, roman policier

Patrick Macquaire, écrivain,

Sébastien Monod, écrivain

Danièle Pagès, auteur Jeunesse

Marc Pointud, écrivain

Joohary Ravaloson, écrivain

David Raynal, écrivain journaliste

Pierre-Vincent Roux, Poésie

Sophie Salleron, conteuse

Dideir Sebilo, romancier

Françoise Sylvestre,écrivain

Marie Tassin, récit autobiographique

 

Artistes – expositions, ateliers

Gwénaëlle Baarama, ex libris, gravures, marque-page

Liz Hascoët, illustratrice,

Yves Dussin, artiste peintre

Malvina Migné, Compagnie Lunée et lotre, Ateliers d’écriture

Ronan Follic, Photographe

Gwénaël Kerléo, harpiste

Laurie Anne Courson, réalisatrice

Parc Naturel régional d’Armorique, expositions insulaires