résidence d'écrivainSalon

Depuis 2009, avec la première résidence d’écrivain organisé par l’association Cali au Sémaphore du Créac’h, les auteurs se succèdent pour des périodes de création. Au cœur de la bretagne Insulaire de l’Atlantique et de l’Iroise, Ouessant est la seule résidence d’écrivain du département du Finistère, et l’unique à s’intéresser à la littérature des îles ou inspirées par les îles.

En 2018, l’association a chois le théâtre comme fil conducteur de son action littéraire, décliné avec celui de « Ile était une fois »  pour le salon de l’été.

Plusieurs écrivains, comédiens et artistes vont se succéder entre août à décembre. Le premier projet d’écriture sera animé par Fabrice Reymond et Yves-Noël Genod, 

Le projet

Fabrice Reymond  et Yves-Noël Genod en résidence à Ouessant

Cette résidence sera l’occasion pour Yves-Noël Genod et Fabrice Reymond d’écrire, en vu de son adaptation scénique, la suite d’un journal de marin publié par ce dernier en 2015. Ce texte a déjà fait l’objet d’une lecture augmentée au festival hors piste du Centre Pompidou en 2017 avec la performeuse et chanteuse Loreto Martinez Troncoso.( Liens plus bas)*

«  Rester dans le noir jusqu’à devenir son paysage  » a été publié chez post édition, il y est question à la fois de solitude et de communauté, d’introspection et d’expérimentation.

Ce projet intégrera des paroles de marins et d’îliens de toutes sortes. Dans leurs utopies comme dans leurs dystopies, on y entendra des anglais qui ont quitté l’Europe pour rester indépendants et des Calédoniens qui voudraient la rejoindre pour le devenir.

Des îles choisies ou subies, Notre-Dame-des-Landes ou la jungle de Calais, toute île est un port, un port sans arrière pays, une côte qui se mort la queue, un éternel retour. Une îles est une tautologie, comme une idée qui tourne en rond et finie par créer l’espace d’une pensée.

Tandis que l’individualisme isole chacun de nous au milieu des densités hyperconnectées comme des salades hors-sol dans leur serre, l’autonomie renforce au contraire le commun et l’insularité l’attachement au territoire.

Les îles sont les TAZ des pirates, des refuges cachés dans les taches blanches des premières cartes, elles sont aussi les zones à défendre de notre inconscient les dernières terra incognita de la planète.

«  Toute possibilité vient du vide que l’on fait en soi, du vide que l’on peut garder en soi, toute possibilité est l’apparition d’une île déserte au milieu de nos souvenirs.  »

 

Fabrice Reymond

Fabrice Reymond est écrivain et artiste. Il a étudié la théologie à l’université de Strasbourg. De 1993 et 1998 il réalise des documentaires pour France Culture. Entre 1999 et 2002 il fait le post diplôme de Lyon et participe à la programmation de l’espace alternatif Public.
Il a co-dirigé Art conceptuel : une entologie en 2008.
Il est l’auteur de Nescafer.dvd édité aux Laboratoires d’Aubervilliers en 2002, d’Anabase en 2009, de Canopée en 2012, de L’eau se rappelle la cascade en 2015 aux éditions Mix, et de A l’opéra derrière un poteau en 2015 chez post-éditions.

Seul ou en collaboration il adapte régulièrement ses textes sous forme de film, de performance ou d’exposition. 

Plus d’infos sur son site internet.

  • Bibliographie et filmographie..

    2015 «À l’opéra derrière un poteau», Post-édition.
    2015 «L’eau se rappelle la cascade», éditions Mix.
    2012 «Canopée», éditions Mix.
    2009 «Anabase», éditions Mix.
    2008 «Art conceptuel, une entologie» anthologie des oeuvres textuelles des artistes des années
    60/70, éditions Mix.
    2006 «Parasitisme à la Gloire» exposition en catalogue avec les étudiants de l’ERBA Valence.
    2005 «She surfs up» recueil de scénarii de jeux vidéo avec les étudiants de l’ERBA Valence.
    2003 «Nescafer.dvd», dvd édité par les laboratoires d’Aubervilliers.
    TEXTES REVUES & CATALOGUES
    2015 «Supernova», catalogue (Continuará)» ou «En chemin» ou «…» de Loreto Martinez
    Troncoso, Ed Spector.
    2014 «Traddiction», catalogue Une traduction d’une langue à l’autre de Sébastien Pluot et
    Yann Sérandour, les Presses du réel.
    2013 «John de Lafontaine», revue Initiales sur John Baldessari, école des Beaux arts de Lyon.
    2011 «Ricochets», revue Roven n°6.
    2011 «Ut Pictura Poesis», Art Press2 n°22.
    2011 «Matt the trickster», texte du catalogue….

  • FILMS
    2017 « RESTER DANS LE NOIR JUSQU’À DEVENIR SON PAYSAGE », avec Loreto
    Martinez Troncoso, Festival Hors Pistes, Centre Georges Pompidou, Paris.

    https://vimeo.com/207954901 (version Live)
    2016 « LES LECTEURS », film, Galerie Où, Festival Actoral, Marseille.

    2015 « LE JOUR DU RETOUR », film réalisé avec F. Nouguies, avec Jacques Bonnaffé et Guy
    Dermul. Festival Hors Pistes, Centre Georges Pompidou, Paris.

 

 Yves – Noël Genod

Yves-Noël Genod, né en 1972, a toujours joué, mis en scène. Il a d’abord travaillé avec Claude Régy et François Tanguy (théâtre du Radeau). A partir de la pratique du contact improvisation, il a dérivé vers la danse avec une collaboration principale avec Loïc Touzé. C’est Loïc Touzé qui lui propose, en 2003, à l’occasion d’une carte blanche pendant le festival Let’s Dance, au Lieu Unique, à Nantes, de fabriquer son premier spectacle. Ce spectacle intitulé En attendant Genod s’appuie sur le modèle des stand-up anglo-saxons. Les  commandes (toujours des « cartes blanches ») s’enchaînent ensuite, spectacles — plus de soixante-dix à ce jour — et performances présentés le plus souvent dans des festivals ou des lieux de danse ou de formes hybrides. Un théâtre dont on aurait enlevé le drame, l’action et dont il ne resterait que la poésie, le fantôme, la trace. Yves-Noël Genod a travaillé avec de nombreux interprètes qu’on retrouve maintenant sur les plus grandes scènes et, dans ce sens, on peut dire qu’il a marqué une génération.